Quand la photographie va à la rencontre du Bouddhisme

Exposition d’une sélection des meilleurs photographies de Hosoe Eikoh au temple Entoku-In dans le cadre du Festival Kyotographie en 2013.

Né en mars 1933 à Yonezawa, dans la province de Yamagata, Eikoh Hosoe est sorti diplômé du Collège de photographie de Tokyo en 1954 pour devenir photographe freelance, et émerger au sein du mouvement artistique expérimental japonais post-Deuxième Guerre mondiale. Il est considéré comme l’une des figures majeures de photographie moderne japonaise et internationale.
Il est connu pour ses images psychologiquement chargées, explorant souvent des sujets tels que la mort, l’obsession érotique, et la folie. Pionnier d’une forme de photographie expressionniste et très grainée, il décrit avec ses clichés en noir et blanc, très contrastés et crus, un monde intérieur de rêveries surréalistes à la fois sensuelles et dérangeantes.

Au fil de ses amitiés et de ses collaborations artistiques, il s’est lié d’amitié avec l’écrivain Yukio Mishima, a créé la célèbre série “Ordeal by Roses” (Bara-kei, 1961–1962) et avec des artistes d’avant-garde des années 60 tels que les danseurs de Butō Ohno Kazuo et Tatsumi Hijikata, a réalisé l’autre série fameuse “Kamaitachi” en 1968.


Le festival Kyotographie est très honoré d’inaugurer sa première édition en organisant, en avant-première, l’exposition du célèbre photographe Japonais, Hosoe Eikoh, au Temple Entokuin, qui annoncera le ton, original et raffiné, du reste de la programmation. A tout juste 80 ans, Hosoe Eikoh reste l’un des derniers témoins majeurs encore très actif de sa génération de photographes Nippons ayant débuté à l’après-guerre. Nous avons choisi de présenter une sélection de ses photographies, la plupart en noir et blanc, quelques autres en couleurs, tirées de ses séries les plus emblématiques – Kamaitachi, Ordeal by Roses, Man and Woman – associées à une autre de ses séries plus inédites – Kusama – mais également, à une sélection exhaustive de ses livres photographiques qui retrace l’ensemble de sa carrière, depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui. Grâce à une scénographie raffinée et créative, nous souhaitons apporter un regard audacieux sur une œuvre photographique forte présentée de manière expérimentale et pour la première fois, dans un lieu aussi inattendu qu’un temple Bouddhique à Kyoto.

Christine Cibert.

expo-photo-3
expo-photo-4
expo-photo-5
expo-photo-6
expo-photo-7
expo-photo
expo-photo2

Word - 2.5 Mo

Japon

Quand la photographie va à la rencontre du Bouddhisme

Exposition d’une sélection des meilleurs photographies de Hosoe Eikoh au temple Entoku-In dans le cadre du Festival Kyotographie en 2013

portrait-hosoe

Né en mars 1933 à Yonezawa, dans la province de Yamagata, Eikoh Hosoe est sorti diplômé du Collège de photographie de Tokyo en 1954 pour devenir photographe freelance, et émerger au sein du mouvement artistique expérimental japonais post-Deuxième Guerre mondiale. Il est considéré comme l’une des figures majeures de photographie moderne japonaise et internationale.
Il est connu pour ses images psychologiquement chargées, explorant souvent des sujets tels que la mort, l’obsession érotique, et la folie. Pionnier d’une forme de photographie expressionniste et très grainée, il décrit avec ses clichés en noir et blanc, très contrastés et crus, un monde intérieur de rêveries surréalistes à la fois sensuelles et dérangeantes.

Au fil de ses amitiés et de ses collaborations artistiques, il s’est lié d’amitié avec l’écrivain Yukio Mishima, a créé la célèbre série “Ordeal by Roses” (Bara-kei, 1961–1962) et avec des artistes d’avant-garde des années 60 tels que les danseurs de Butō Ohno Kazuo et Tatsumi Hijikata, a réalisé l’autre série fameuse “Kamaitachi” en 1968.

Le festival Kyotographie est très honoré d’inaugurer sa première édition en organisant, en avant-première, l’exposition du célèbre photographe Japonais, Hosoe Eikoh, au Temple Entokuin, qui annoncera le ton, original et raffiné, du reste de la programmation. A tout juste 80 ans, Hosoe Eikoh reste l’un des derniers témoins majeurs encore très actif de sa génération de photographes Nippons ayant débuté à l’après-guerre. Nous avons choisi de présenter une sélection de ses photographies, la plupart en noir et blanc, quelques autres en couleurs, tirées de ses séries les plus emblématiques – Kamaitachi, Ordeal by Roses, Man and Woman – associées à une autre de ses séries plus inédites – Kusama – mais également, à une sélection exhaustive de ses livres photographiques qui retrace l’ensemble de sa carrière, depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui. Grâce à une scénographie raffinée et créative, nous souhaitons apporter un regard audacieux sur une œuvre photographique forte présentée de manière expérimentale et pour la première fois, dans un lieu aussi inattendu qu’un temple Bouddhique à Kyoto.

Christine Cibert.