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Greg Escande

Ntamu wa Uthomi

Galerie 16 Neto
Maputo, Mozambique
6 février – 8 mars 2019
Commissariat Christine Cibert

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BIOGRAPHIE

Greg Escande est né à Séville, en Espagne et a vécu à Madrid, Vigo (Galice) puis en Provence (sud de la France). Il a fait ses études secondaires dans la ville d’Apt, au cœur du Lubéron (champs de lavande et cigales). Puis il a étudié les Arts à Aix-en-Provence et plus tard à Marseille. Il a obtenu un Bachelor en Arts Visuels, un autre en Littérature et Linguistique Française, et enfin un Master en Education, après un Stage à l’Université d’Alicante et de Madrid (Espagne). Depuis l’université, il pratique la photographie. Il a commencé avec des appareils photo, tous manuels, et a passé un temps sans fin à développer et à révéler ses films dans la chambre noire. Maintenant, il utilise un appareil photo numérique, Photoshop ou Lightroom.

Il a travaillé en Espagne, au Japon (Tokyo), au Zimbabwe (Harare) et maintenant à Maputo, au Mozambique, où il est marié et a deux filles de 10 et 12 ans.

Il a participé à 4 expositions collectives: à la Fondation Blachère (Apt), à Aix-en-Provence, une à Spazio Italia (Maputo), et à AISM. «Ntamu wa Uthomi» est sa première exposition individuelle et représente son travail de 2018, pris dans la ville de Maputo.

En tête à tête avec Greg Escande

Christine Cibert : C’est ta première exposition personnelle, pourquoi ici et seulement maintenant ?
Greg Escande : Maputo est la ville où mon dernier travail photographique est né et où j’habite depuis plus de 10 ans. Depuis le démarrage de ma vie au Mozambique, je savais que je pouvais faire des images qui pourraient plaire mais je n’avais pas encore le corpus nécessaire et la crédibilité. J’avais besoin de trouver une niche, une thématique, à la fois très africaine mais avec une particularité mozambicaine. Les choses se sont mises en place très rapidement et de manière assez surprenante. C’est comme si une source enfouie en moi de longue date a finalement jailli !

CC : Toutes les photos présentées dans cette exposition sont des images très récentes, datant de septembre à décembre 2018. Pourquoi le sujet humain plutôt qu’un autre sujet ?
GE : Photographier des personnes dans leur environnement avec un objet caractéristique, comme ces femmes qui portent des choses peut sembler un sujet facile mais j’ai envie d’immortaliser cette grande diversité de formes, de matières et de choses. La série s’est construite peu à peu, sans trop savoir d’emblée où j’allais, de manière naturelle. La photo d’une mère et son enfant reste un sujet universel. J’aime capter cette beauté à l’état brute, l’extraire du paysage et la montrer, avec ses couleurs, ses vêtements, son attitude, sa démarche, son bébé derrière son dos qui te regarde. Ce sont des moments furtifs et magiques que je cherche à capter au bon moment et intensément car un jour, ce monde va disparaitre.

CC : Entre street photography et photographie de studio à l’ancienne, Maputo est finalement pour toi comme un studio à ciel ouvert, très photogénique ?
GE : Oui, il suffit d’ouvrir grand les yeux, regarder autour de soi et tout est là. Avant moi, de grands noms comme Cartier Breton, Doisneau ou Izis choisissaient leur cadre dans la réalité et attendaient que le sujet passe.

CC : Comment es-tu devenu photographe ? Quel est ton rapport à la photographie ?
GE : Mon rapport à la photographie, d’abord argentique, existe de longue date et s’est inscrit peu à peu dans ma vie. Après des études d’arts plastiques et une orientation très BD, j’ai participé à plusieurs expositions collectives il y a plus de 10 ans et mes images semblaient déjà plaire. Mes premières photos sur le Mozambique ont été prises en 2005 à Ilha de Moçambique et au Grand Hotel de Beira, présentées à la Fondation Blachère, dans le cadre d’une exposition collective. Puis en 2015, n’ayant pas touché à un appareil photo durant 10 ans, j’ai pris conscience que la vie passait vie, que je perdais mon temps, qu’il fallait que je me bouge, inspiré par des gens comme Richard Avedon, Robert Franck, Witkin, Nan Goldin, Diane Arbus, Malick Sidibé ou Ricardo Rangel.

CC : photo_in_moz sur Instagram reste ta première galerie virtuelle, comme l’utilises-tu ?
GE : Au début, en 2016, je n’étais pas très fan des réseaux sociaux mais peu à peu, c’est devenu comme moteur qui m’a contraint à produire chaque jour quelque chose de nouveau, d’original et de créatif. Souvent, mes photos sont reprises par d’autres groupes, détournées, remaniées, repeintes, réadaptés, utilisées pour des illustrations. Mon public est très hétérogène mais aussi très africain et très afro-américain. J’aime ce contact direct avec des gens de nationalités différentes que je ne connais même pas, que mes images inspirent et qui m’envoient parfois des messages touchants. Me dire que je dépeins bien la femme africaine est  pour moi le meilleur compliment alors que je ne suis pas africain !

CC : Quelles sont tes envies futures ?
GE : Des photos en studio en utilisant une lumière plus posée, plus artistique. D’aller plus à la rencontre des Mozambicains dans leur intimité, d’aller hors de Maputo ou peut-être même ailleurs en Afrique Australe.

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